La réalité virtuelle comme alternative à l’anesthésie

Douze millions d'anesthésies générales sont pratiquées en France par an. Hypno VR, une start-up cofondée par deux anesthésistes hypnopraticiens et un expert en nouvelles technologies, propose une alternative : la réalité virtuelle.



Alors qu’un tiers des anesthésies réalisée en France chaque année engendrerait des effets secondaires indésirables (de la simple nausée aux complications engagent le pronostic vital, comme les risques cardio-respiratoires), la start-up Hypno VR propose d’hypnotiser les patients grâce à la réalité virtuelle. Une alternative non médicamenteuse qui évite les dangers en se concentrant sur le confort du patient et en lui permettant d’oublier qu’il est au bloc opératoire : un casque de réalité virtuelle sur les yeux et il peut subir son intervention sur une plage de sable fin en écoutant du jazz.


« Il diminue le stress, réduit la consommation d'antalgiques, notamment morphiniques, raccourcit les durées de séjour et d'hospitalisation et accélère la réhabilitation post-opératoire », affirme la société à l’origine du concept. Elle en conclut qu'« une anesthésie sous hypnose peut permettre, selon la nature de l'intervention, une économie de 300 à plus de 1 000 euros par rapport à une anesthésie classique, pour les établissements et le système de santé ».


Si l'hypnose médicale fait déjà un carton dans les milieux hospitaliers, la réalité virtuelle pourrait bien aider à généraliser cette méthode en donnant un outil aux anesthésistes hypnothérapeutes débordés par le nombre de demandes des patients. En effet, si toutes ne sont pas évitables, la start-up estime que près de 6 millions d'anesthésies pourraient passer par l'hypnose.


Source : Le Point Santé


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